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I<?4 HlSTOIRE

fi prodigi eufes, avoir autant de modération & de fimpliciré, marqué une vertu fi extraordinaire, qu'il eft impolfible qu'elle ne foit pas acco-ipagnée de toutes les autres , & que fi les vertus qui font le plus de fracas ne font le plus fouvent que de fauftes vertus, celles qui ne cjierchent point a paroitre , fonr touiours les plus parfaites. Je crois néanmoins, dit 1'envoyé , qu'on auroit mieux fait de rendre au doublé ce que le père de TJEveillé avoit prêté , que de lui donner une fouveraineté , qui peut être un nouveau fujet de difcuflion entre les deux frères : car vous jugez bien que Triptillon prétendra avoir le droit d'en difpofer , qu'il pourra aifément faire entrer le prince de Hopevaine dans fes intéréts, Sc qu'alors l'un & 1'autre fe trouveront foutenus par le roi de Courfmababa. Ne difputons pas du droit de Triptillon , monfieur 1'envoyé , interrompit le prince de Fullfoi, le meilleur confeil que vous puiftiez lui donner, c'eft qu'il ne prétende aucun droit. En vérité , le prince de Felicie ami de Titi Sc de Forteferre, n'a rien a craindre d'aucun prince du monde. Je ne fais point ce que Triptillon fera , dit 1'envoyé, & ce n'eft point a moi a coufeiller ce qu'il doit faire ; mais il me femble qu'il auroit mieux valu que la fouveraineté de Felicie eut fervi d'un fujet de réconciliation, que de rccompenfe a un homme dontoa

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