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168 HlSTOIRE

tailiis aufli charmant que folirahe , ils avoient fenti toutes les impreflions du printems. « Les » déflrs du prince étoient vifs , dit-elle, ma * tendreffe étoit extréme. Je 1'aflurois que je « 1'aimois trop pour lui rien refufer ; qu'il étoit « le maïtre de ma vie & de mon bonheur. Mais » le fouvenir des patoles qu'il avoit darmées a 55 mon père & a la fée , le refpect: qu'il fe devoir 55 a lui-même , & j'ofe dire qu'il devoir a mon 55 innocence Sc a mon amour, prévalurent fur » les impreflions du printems. 35 Nous préférames les plaifirs du devoir , quoiqu'un peu rigide , a ceux dont les oifeaux nous donnoient 1'exemple. « Eh ! que nous avons été heureux , 55 pourfuivit-elle, d'avoir été aflez fages pourne 53 point factifier ades plaifirs paffagers , une inJ3 nocence dont la perte m'auroit comblée de 33 confufion. On a beau dire, il n'eft rien tel que 53 de fuivre ce que le devoir Sc la raifon pref53 crivent ,c'eft-a-dire, de fuiwe toujours le plus " sur , fans philofopher même fur les avanrages ss des circonftances. Affurément nous étions bien 35 en füreté dans un tailiis qui n'étoit habité 5* que par des oifeaux, Sc fi caché au milieu 55 d'une vafte forêt, qu'on n'y voyoit nulle tracé 55 d'homme. Nous étions bien sürs de nous35 mêmes, & pleins de confiance Sc d'amour >5 l'un pour 1'autre, rien ne fembloit devoir nous

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