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cu Prince Titi." io~? » retenir. ■■> Sans doute, dit Titi, un plaifir qui n'eft un mal que dans 1'opinion des hommes, n'eft que plaifir, & n'èft point mal quand il eft ignoré. II n'y a réellement du mal que lorfqu'on fait tort a quelqu'un, ou qu'on s'en fait a foimême , & c'eft imbécillité que de fe priver du plaifir pour un mal imaginaire lorfque les circonftances font telles que pouvant le gouter fans crainte , on peut s'y livrer fans fcrupule. « Ce» pendant, reprit Bibi, voyez ce qui nous feroit » arrivé, je m'en rapporte a vous-même, fire? » N'auriez - vous pas été trés - faché hier que » j'euiTe boiré en effayant le fabot, ou que je r> n'euffe ofé 1'effayer, ce qui revenoit au même ? » N'avez-vous pas au contraire , fenti un plaifir » très-vif & ttès-fatisfaifant, de voir que je pou» vois en faire i'épreuve fans courir de rifque. » Je fuis fure que vous n'avez peut-être jamais » gouté de fatisfaction plus vive ni plus par» faite ; 1'amour même que vous avez pour moi » m'en alfure. » Je 1'avoue , ma chère Bibi, je jouilfois d'un contentement extréme. Je vous protefte que quand même vous n'auriez ofé faire I'épreuve du fabor, vous n'en auriez pas moins été pour moi ma chère Bibi ; mais il eft vtai pourtantque je ne puis bien vous marquer la joie ou j'étois, de voir que vous pouviez 1'efTayer fans crainte. Ma joie étoit d'autant plus grande, que

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