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quelque bons fentimens qu'on ait pour nousi je crois bien qu'a eet égard nous n'étions pas exempts de tout foupcon. On peut même croire que dans la réfolution oü nous fommes , ce foupcon ne nous étoit pas injurieux; mais quoi qu'il en foit, je vous voyois par cette épreuve, briller d'une nouvelle gloire , dont 1'éclat réfléchifloit fur moi , 8c dont mon amour étoit flatté ; je m'aflbciois a vorre gloire 8c a vorre vertu. Je vous avourai pourrant, continua - t - il, que ce qui réprima les défirs que j'avois dans le tailiis d'imirer les autres oifeaux, ne fut que la crainte de vous déplaire, & de me caufer un remors éternel. Je fentois bien que je ne me pardonnerois jamais de n'avoir pas refpeété 1'innocence & la pureté de vos fentimens, & d'avoir abufé de la confiance qu'avoit eu en moi le meilleur père & le plus honnête homme du monde. Car la crainte de vous expofer ne pouvoit pas nous tetenir dans un lieu aufli caché que celui oü nous étions. " Vous voyez cependant ce qui vient » d'arriver, répondirent Bibi & Blanchebrune. Cela eft vrai, reprit Titi; mais vous m'avourez aufli que 1'aventure des fabots eft fi extraordinaire , que nous ne pouvions feulement pas y penfer. « J'en conviens , répondit la princefle j » mais combien y a-t-il de chofes dans la vie » auxquelles on ne penfe pas, ou qu'on croit

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