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du Prince Titi. ±ój Felicie. En vous donnant une principauté, vous aurois-je öté votre gaieté naturelle, lui demandoit Titi ? Je vous aurois fait un mauvais préfenr.

\ II s'occupe des affaires du gouvernement, difoit Forteferre, Sc feut déja qu'il eft plus difficile de bien commander, que de bien obéir. Pardonnezmoi, fire, dit le duc d'Eerhart, c'eft 1'amour qui

l! occupe le prince de Felicie, Sc je fais qui en eft

1'objet. Ces paroles que le duc n'avoit dites qü'au

i hafard, frappèrent le prince, qui craignoit qu'en effet, le duc n'eüt quelque foupcon d'une paffion qu'il cachoit avec tant de foin, que celle même qui en étoit la caufe, ne 1'avoit pas foupgonnée. Quoiqu'il eut arrêté fubitement 1'impreffion que ces paroles avoient faite fur lui,Gracilie auprès de qui il étoit affis, s'étoit appergue d'un petit mouvement qu'elle prenoit pour une confirmation des paroles du duc. Mettez - nous du fecret, dit-elle a ce duc; je veux connoitre celle qu'il aime, afin de lui dire tout le mal que je fais de i lui.Je réponds de la difcrétion de M. Ie duc, dit j le prince de Felicie; car je fuis bien sür, madame , qu'il ne fait pas ni qui j'aime, ni même fi j'aime. i Mais aimez-vous, dit la princeffe en le regardant ? I Oui, madame, répendit le prince; & êtes- vous i heureux dans vos amours, pourfuivit-elle? Oui, i madame, répondit-il; je fuis auffi heureux que je puis Sc que je dois 1'être.

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