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IJi HlSTOIRÉ

fire , dit-il, voila. un grand tréforier du feu roi votre père. Les gens d'affaires firent échouer fes bons deffeins ; il rernit fa charge, & fe trouva. moins riche de vingt-cinq mille ginguets d'or que lorfqu'elle lui fut donnée.

Lorfque Titi fut enEré dans le bofquet avec fa fuite , tous les yeux fe portèrent fi naturetle*nent vers Bibi, que les dames mêmes n'enpouvoienr dérourner leurs regards. On auroit dit qivelle étoit reine, & que les deux rois & toute leur fuite lui compofoient un cercle. Quelque chofe qu'on dit ou qu'on fit, les yeux revenoient toujours a elle. On ne pouvoit s'empêcher d'admirer la beauté de cette charmante fille ; fon air de fraicheur, fa taille , fa modeftie. Ceux qui favoienr qu'elle devoit être reine, fouhaitoient qu'elle le füt déja ; ceux qui ne fe favoient pas , jugeoient tous qu'elle mériroit de Pètre, Les gentilshommes de la province qui n'étoient pas mariés , regrettoient de ne I'avoir pas connue lorfqu'Abor y vivoit dans un état de mé. diocrité vo'ifm de 1'indigence ; mais il n'y en eut aucun a qui il ne vint dans 1'efprit, puifque ie roi logeoit dans la petite maifon, il étoit impoffible qu'il ne füt devenu amoureux d'elle. Madame la marquife de Rababou, ne put s'empê- ' cher comme les autres d'admirer dans fon cceur la beauté de Bibi j elle convint aveg le rnarquis

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