Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

"*4# HlSTOIKE

mener dans le village, oü ils èrrttèrerrt dans différenres maifons. Ils virent dans routes, 1'imige de la misère. La , c'étoit quatre ou cinq enfans prefque nuds, qui n'avoient pas de quoi mettre un bonnet fur leur tête. La , c'étoit un pauvre malade qu'on ne reftauroir qu'avec du lait de beurre, un peu de foupe maigre , ou tout au plus un oeuf frais. Titi ne voyoit point de lits; partout oü il entroit, ce n'étoit que de la paille entre quatre planches , fouvent fur la terre même , &£ quelques pots de terre pour rous uftenfiles. Les images éroisnr variées , la misère étoit par tout égale. II n'entra nulle part fans faire quelques libéralités , & ne fortit de nulle part fims une augmentation de douleur; les gens qu'il rencontroiï foit hommes ou femmes, étoient hnralfés, noirs &c fecs. Leur vue renouveloit dans les chemins , la peine que la pauvreté des maifons avoit faite. lis rerournèrent enfin prendre leurs chevaux , & traversèrent enfuire le village , le roi fe laiftant conduire par fes guides. Avant que d'aller plus loin , dit Tobifonde , quand ils furent fortis de eet endroit, j'aurai 1'honneur de dire a votre majefté , que fous le règne de votre grand père, ce village étoit compofé de prés de cinq eens feux , fc qu'il n'y en a pas a préfent plus de deux eens. Votre majefté aura peine a le croire. Cependant, on en voi: encore les preuves. Voyez ces mon-

Sluiten