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2^2 HlSTQïRE

travaillai fur ce fujet, je ne croyois point les provinces de ce royaume dans 1'état de mifère oü elles font. Je ne puis alfez vous louer, mon chèr frère, répondit le roi de Forteferre, d'avoir fi urilement employé votre loilir dans Fille in-

connue, & Permettez-moi de vous inter-

tompre, reprir Titi; c'eft a vos bons confeils que je le dois. Je me fouviens que vous m'avez dit plufieurs fois, « que de tous les métiers du » monde , celui de roi éroit ie plus difficile a » favoir; ce font vos propres termes, je les ai s> bien retenus. Vous ajoutiez que ce n'étoit pas » le tems de Fapprendre quand on étoit fur le » trbne, paree qu'on ne pouvoit l'apprendre alors »> qu'aux dépens de ceux mêmes a qui nous étions « refponfables de leur bonheur. Vous m'exhor» tiez a profiter de ma jeunelfe & de mon loifir, » pour occuper dignementle trone auquel j'étois »> vraifemblablement deftiné, & vous ajoutiez » ces paroles remarquables; Qu'un prince devroit » rougir s'il avoit moins de vertu que ceux a qui il » commande. Vous réduifiez cette vertu a un » amour inflexible de la juftice, &a la connoif»> fance des moyens de 1'établir & de la main» tenir. Mais ce qui fit fur moi une imprelfion » qui fervit a graver plus profondément dans m mon cceur des le^ons fi dignes de veus, c'eft » que vous-même j fire, vous-même, vous vous

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