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du Prince Titi. 309 -» une de nous qui ne le chaufsat avec plaifir >- Que votre majefté le fafle venir, & elle verra » fi nous boiterons.» Prenez garde a ce que vous dites, reprit le roi, je veux croire que vous ne boiteriez pas. Mais , fi par hafard .... « Non , » fire, dirent-elles, il n'y a pas de mais, ni de »» par hafard. Faitesde venir , nous en fupplions •- votre majefté; ce ne fera que tant mieux pour » nous &c pour nos maris. » Non, dit le roi , je ne puis m'y réfoudre , ils y font trop intérelFés ; vous ne connoiflèz point ces fabots la j je n'en ferai point venir, a moins que vos maris ne le iouhaitent autant qne vous affecFez de le vouloir. " En vérité, fire, reprirent-elles, votre majefté » nous fait grand tort. Nous ofons 1'aiïurer que >• nous n'affecFons point de le vouloir , nous le » voulons très -fincèrement, & s'il faut en faire' j» fupplier votre majefté par nos maris , nous les » obligerons a. le demander comme une grace , i> quand même ils nous feroient 1'in juftice de n'en5» avoir pas envie. » Pour moi, dit le gouverneur , je le fouhaite de tout mon cceur, & je fuis. s#r que monfieur le préfident que voila,.c'étoit le mari d'une de ces dames , le fouhaite de même. Vous vous trompez, monfieur le gouverneur, répondit le préfident, il vaut mieux croire que tour, va bien , que defoupconner Ie contraire; & quand ®u le foupconne , il vaut encore fouvent mieux

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