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b ü Prince Titi. ?ir

digne, qüarid même on lui infpireroit quelque fenfibilité, c'eft fe préparer des remords qui r'endent malheureux, par des regrets dont rien ne confole. Cela eft fort beau, dir le prince de Fullfoi; qu'en penfez- vous, capitaine Poirau? « Ma foi, dit il, cela eft rrop fort pour moi, je « n'y entends rien. Cela peut être rrès-beau pour » des princes; mais chez les dragons nous ne conji noiflons point cette forte d'amour: quand nous » aimons, nous le difons fans cérémonie; &c 55 quand on nous lebure, ou nous allons aimer 53 ailleurSjOu ft notre amour eft ii violent, que 55 nous ne puifiions nous détacher j il devient téy> inérairess. Monfieur Poirau réfoud la queftion, dir le duc de Felicie : « les amans témcraires jj aiment leurfatisfacfion; les refpecFueuxaiment 55 la perfonne)5. Lefqueis préférerièz vous, madame, dir le prince de Felicie, en s'adteftaut a la princefle de Blanchebrune, li vous étiez une perfonne qu'on ofat aimer d'amour. Ce n'eft pas une queftion, répondir la princefle; les amans téniéraires doivent être bannis & méprifés : mais ne peut-on accommoder le refpect avec 1'amour, &les faireégalemenrconnoitre; J'avouerai, continua-t-elle, que fi quelqu'un m'aimoit cle cette manière, je ne ferons pas fachée de le'favoir; je crois même que je lui en faurois bon gré, & que fi je rie 1'aimois pas, du moins je le plaindrois; ëi Tome XXVlll X

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