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que pour inquiéter leurs femmes. Mais quand on vit le labot, on commenca a croire quece que le roi avoir dit étoit vrai. Un fabot d'un feul diamant, Si travaillé avec tant d'art, ce ne peut êcre que 1'ouvrage d'une fée, & elle aura bien pu avoir la malice d'y attacher la vertu de faire boïrer les femmes qui auront eu quelqu'aventure. Que faire ? Le gouverneur étoit li jaloux, qu'il eut bierttot pris fon parti. Ou je me guérirai, dit-il, de mes foupcons, oü j'aurai le plaifir de convaincre ma femme de fa perfidie. Le préfident qui ne fe foucioit guère de la fienne, qui étoit hautaine Sc hypocrite, ne s'embarraftbit pas de ce qui arriverok. Cependant il fut réfolu de fuivre le confeil que le prince de Felicie avoit donné, afin que fi leurs femmes boitoient, ils ne fulfent pas les feuls en ville a qui on put en faire un fujet de raillerie. Ils firent donc écrife une requête, pour fupplier Ie' roi, au nom de tous les habitans & Alburgetjiad : « qu'il plüt a fa majefté de permertre que routes « les femmes de ladite ville puftent faire ufage s> du fabot, afin que leur vörtu parüt aux yeux » du public exempte des foupcons dont on vou» droit les noircir, & confondre ainfi les calom» niateurs Sc les jaloux ».

Après avoir figné cette requête, ils la firent figner par tous ceux qui avoient été admis a faire leur cour au roi, Par les médecins Sc les chirur-

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