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324 Histoirë giensqui voyoierit fa majefté. Par tous les officiers de la garnifon qui étoient mariés, Sc qui fe divertiftbieiit par avance de voir boiter leurs femmes. Et enfin, on envoya de porte en porte la faire fïgnter par rous ceux qui étoient mariés. Perfonne n'ofoit refufer de foufcrire. Lesrailleries qu'on avoit faites aux premiers, qui avoient fait quelque difficulté, avoient préparé les autres a n'en point faire.

Cependant toutes les femmes étoient dans une grande inqniétude. Quelques -unes prenoienr la réfolution dé - fortir A'Alburgetflad, fi la chofe s'exécutoit, Sc de n'y rentrer de leur vie. Les plus réfolues difoient: que ce n'étoit qu'un jeu, qu'il falloit faire bonne contenance, Sc qu'au pis aller, li elles boitoient, elles ne boiteroienr pas feules, Bonté, madame, difoit un jour la préfidente a la gouvernante Sc a la femme d'un confeiller , fi ce maudit fabot, le ciel me le pardonne, alloit faire boiter celles qui n'ont point fait de mal, mus ferions bien attrapées. On croiroit que nous en aurions fait. Une autre , c'étoit la femme du fubdélégué, lui cohfeilloit d'emprunter le fabot, comme pour en admirer la beauté, Sc de l'eftayer en cachette. Cette femme étoit 1'amie du cceur de la gouvernante. Je vous remercie, lui dit - elle, ejfaye^ - le vous-même, & fi vous ne boite\ pas, je fejfayerai après.

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