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,i fonne , ajouta-t-il , j'ofe dire qae fi quelqu'uü * afluroit qu'il y a dans cette ville plufieurs hon„ üêtes geus qui ne boiteroient ni de coté ni » d'autre, Sc qu'on lui fit chaufler le fabot, il » boiteroit fur le champ. Ainfi je le répète, fire , ,i avec tour le refpect que je dois , je fupphe „ vorre majefté de me difpenfer de I'épreuve »i Et pourquoi n'y pafleriëz-vous pas comme les autrës, monfieur le préfidenr, dir le lietuenant cénéral, & ne boiteriez-vous pas, fi rout le refte doit boiter ? Paree que j avoue que je boiterois ; répondit le préfident, & qu'il eft injufte de donner la queftion a un homme qui avoue de bonne foi ce qu'on lui demandé. Vous avez raifon , dit le roi i vous étes un bon Sc galant homme j monfieur le préfident, & je voos difpenfe de I'épreuve. Mais , fire, dit le lietuenant criminel dont la femme avoit boité tout bas, fur ce que votre majefté dit du fabot , I'épreuve feroit plus févère pour nous que pour nos femmes; car elle ne les fait boiter que pour une chofe , Sc elle nous feroir boiter pour plufieurs. C'eft, répondit le roi , que vous n'avez attaché la verru des femmes qua une chofe , oü vous avez encore moins confulté la vertu , que vos intéréts Sc vorre efprit de domination : car fi c'eft une vertU que de s'abftenir de ce que vous leur défendez , pourquoi vous le permettez - vous ? Pourquoi

n'ëtes-

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