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d v P r i n c e Titi. 54} qu'ils fe réconcilieroient fi parfaitement avec leurs femmes , qu'ils ne leur donneroient aucun défagrément au fujet du palfé, & les affura que fi quelqu'un d'eux y manquoit, non feulement on le feroit boiter des deux jambes , mais qu'il feroit même plus févèrement puni, s'il en étoit befoin.

On détacha quelques magiftrats de ceux quï ■avoient 1'honneur d'être a la table du roi, pour aller informer les autres tables de la réfolution qu'on venoit d'y prendre. On envoya même en inftruire ceux qui étoient dans Ia cour. Tout le monde acquiefca a fes réfolutions, excepté quarre ou cinq hommes du bas peuple. Ils crurent leur honneur outragé, & jurèrent qu'ils cafleroient les bras & les jambes a leurs femmes. Rien n'étoit plus plaifant que de voir les exclamations qu'ils faifoient au fujet de leur honneur. On eut beau les menacer du fabor , leurs voifins eurent beau leur faire des remontrances ; ils direnr que quand ils devroient boiter des deux jambes, que quand le roi devroit les faire pendre, ils nefouffriroient pas que leurs femmes les eulfent ainfi affrontés , fans les en punir. Ils traitèrent leurs voifins de laches , qui n'avoient pas plus d'honneur que s'ils étoient des gens de condition.Enfin, on fut obligé d'aller chercher le fabot , croyant

Yiv

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