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H I S T C* I' R ï

toutes les grandes qualités qui méritent une véritable eftime : quoiqu'il y ait du tems que je fois fon époux, je la trouve encore fi belle , que quand je la regarde avec attention , je fens dans mon cceur des rranfports d'amour qu'il m'afflige de réprimer ; je m'en fuis féparé , pour la rendre heureufe , ou du moins moins malheureufeen ne la troublant plus par la préfence d'un homme dont le caracFère n'a pu mériter un amour aflez tendre pour vaincre en elle une incompatibilité d'humeur qui me faifoit extrêmement fouffrir. Si cela eft ainfi , dit Forteferre, vous avez raifon de vous être féparés. Les premiers foins, &lacomplaifance la plus vive doivent fans doute venir d'abord de 1'époux ; mais fi le cceur de la femme n'y répond pas , le lien du mariage devient un efclavage pénible, ou la différence de 1'humeur ternit la joie , & augmente les peines. Avec une femme vertueufe, un mari qui n'en eft pas aimé , peut êrre extrêmement a plaindre , & elle devient a plaindre elle-même. Cette belle femme ne put alors retenir fes larmes : vous les donnez , lui dit fon mari d'un ton pénétré de douleur, vous les donnez au regret de ne pouvoir m'aimerj c'eft votre vertu qui vous les fait répandre, & non 1'amour. J en donne tous les jours au regret de n'avoir pu le mériter, Il fe retira dans l'embra'

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