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trois oixquatre jeunes gens, qui me faifoient lö «néme honneur. Ils m'aimoient tous autant qu'on le dit ordinairement, au moins vouloient-ils me le faire croire. J'étois a leurs yeux une perfonne accomplie ; il n'y avoit que lui qui me trouvoit des défauts , 8c qui ofoit m'en parler. Cela me déplut d'abord; je lui dis un jour pourquoi il vouloit m'époufer , puifqu'il me trouvoit des défauts4 C'eft, me répondit-il, en relachant un peu de fa fincérité, que je vous en trouve moins qu'a une autre , & que je vous aime aflez pour fouhaiterque vous n'en ayez point du tout, fi cela eft poflible. Je fis alors cette réflexion, puifqu'il reconnoifloit mes défauts, qu'il avoit le courage de m'en avertir , & qu'il avoit pour moi des emprelfemens auffi vifs , & des attentions auffi délicates que les autres, il falloit qu'il m'aimat le plus parfaitement; qu'il n'étoit ni flatteur , ni trop aveugle ; qu'ainfi je ne pouvois mieux fairè que de 1'époufer. Son attachement ne s'eft point démenti ; je ferois bien indigne fi je manquois a celui que je lui dois. Voila des époux , dir le duc d'Eerhart, qui n'ont pas befoin des loix du feu duc de Felicie. Aufli ces loix-la , reprit le roi, ne les oblige-t-elles pas a fe féparer. Je voudrois bien que les deux premiers fuflent aufli raifonnables. Pourquoi n'être vertueux qu'a moitié? Sire, répondirent ils , ea

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