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du Prince Titi. ilfaut aimer; pour en deviner 1'expreflion, 1'effec qu'elle produit dans nous, il faut aimer. J'avois Ja main dans celle de la princefle. Jufquesda, c'étoir moi feul qui brülois , qui fentois, qui 1'ap elois. Mais elle a enfin ferré , prefle la miemie. Alors c'eft elle qui a fenti , c'eft-elle qui m'a répondu. Que je connois bien ce langage! Comme il retentit au fond du cceur! ó qu'une main touchée dit de chofes ! ou plutót combien d'amour fon expreflion muette faitdiöimuler Sc dérober a rous les yeux. Vous en avez Ja preuve. J'étois heureux , & vous ne vous en doutiez pas. Princefle, dit-il en s'udreflant a la princefle Blanchebrune, cela füffit. Si je vous rends aufli heureufe , que vous m'affurez de félicité , il n'eft aucun roi , pas même Titi qui puifle me le difputer. La princefle rougifloit jufques dans le blanc de fes beaux yeux. Son reint qui fembloit un velin blanc Sc poli, avoit recu dans le même inftanr la couleur d'une belle rofe. Regardezla, reprir le roi, elle eft rofe de la rête jufqu'aux pieds. Quel bonheur de la cueillir! Ah! rofe chérie , époufe adorée , jamais je n'oferaï ni profaner , ni flétrir cette aimable fraïcheur. Fleur d'hymenée', ó vous ferez fans ceffe refpirée , Sc jamais erfeuillée ! Un fouffle d'amour en ouvrira doucement les feuilles. Paix , lui dit !a fée, yous iriez trop loin ; fentir beaucoup Sc fe

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