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57^ HlSTOlRE

Titi vinc diftiper ces nuages domeftiques. Titi étoit bon fils , bon roi , bon époux. II venoit de recevoir un courrier, de la reine fit mère, qui lm demandoit un afile a la cour. Qu'en penfez - vous madame? dit-il a Bibi. Qu'il faut aller au devant de Ia reine mère. Les noces du roi de Forteferre m'en ont empèché. J'ai ordonné qu'on rendit a ma mère les honneurs qui lui font dus ; je lui ai deftiné fon ancien logemenr. Et qu'eft donc devenu Triptillon ? II eft mort d'une chute de cheval: il ne favoit pas qu'un prince fe doit avant tout, au bonheur de fes fujets. Triptillon croyoit fe devoir tout entier a la chafle , a la table , &, vons Ie dirai-je, il éroit galant, mais il n'étoit point généreux, & ne favoit point enrichir celles qu'd aimoit. II n'avoit jamais rencontré de dame qui voulut 1'aimer de bonne foi. Son cheval 1'a jeté en dehors d'un parapet élevé, & il eft mort. Je ne croyois point rénnir jamais a mes états, Ia fouveraineté que je lui avois abandonnée. II ne m'aimoit point, & mon frère avoir tort. Titi prononca ce difcours d'un ton ému; mais ceux qui 1'écoutoient reftèrent froids.Tel eft le fort des méchans princes , & des fouverains fans bonté , & fans génie ; ils meurent, le marbre de leur tombe refte glacé, & couvert d'une pouflière qu'aucun ami ne vient humecFer de larmes.

La princefle Blanchebrune voyoit approcher ,

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