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* L E S" S O J R E E S

aux feriêtres , trouvant le foulagement de leurs maux, dans la vue de ees fpeüaeles; & les femmes grofles fe mêlant dans la foule, étoient charmées de voir pour quel prince elles devoient mettre au monde des citoyens; en un mot , la joie étoit ordinairement fi générale, qu'elle parvenoit jufqu'aux plus miférables, & que les efclaves même oubliant la dureté de leur condition , s'imaginoient être libres, tant 1'excès de cette commune joie faifoit d'impreffion fur leurs coeurs!

Le jour que 1'on avoit choifi pour cette cérémonie étoit enfin arrivé ; les facrificateurs apprêtoient déja leurs couteaux pour égorger Jes vi&imes; le lieu oü fe devoit faire le facrifice, enfuite les jeux, étoit remplid'un nombre infini de perfonnes de toutes fortes d'états, &€ 1'on n'attendoit plus que la préfence du prince Engageant, lorfque fes principaux officiers qui le cherchoient depuisla pointe du jour, vinrent avec triftefle annoncer au druide, que ce monarque ne fe trouvoit ni dans fon appartement, ni dans fon palais. Comme il étoit adoré de fon peuple , on fit promptement une recherche exacte dans tous les Heux oii le prince pouvoit être ; 8t 1'on fut dans une confternation générale de n'en apprendre aucune nouvelle. II ne paroiffoit pas naturel qu'il eüt difparu volontakement, dans

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