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Ure-tonnes. 51 d'allêr voler les poules des payfans les plus proches. J'aeceptai c~tte propofkion , fans m'imaginer que ce malheureux méditok une aétiori auffi noire que celle qu'il exécuta. Nous abbatïmesles deux renards, &c après avoir attaché nos chevaux k des arbres , je paffai le premier dans le corps de 1'un de ces deux renards. Je m'attendois que mon favori en feroit autant. Hélas ! quelle fut ma furprife, de voir qu'au lieu d'entrer dans le corps de cette autre bete,' ce perfide s'empara du mien, & montant auffitöt fur mon cheval pour rejoindre mes gentilshommes , qui n'avoient pu me fuivre , leur dit fans doute, que Fourbadin venoit de mourir fubkement. Tout ce que je pus faire dans mon étonnement, ce fut de prendre promptement la fuite , pour éviter la mort que le traitre n'auroit pas manqué de me procurer. J'étois fi ëffrayé par le bruit que faifoit la moindre feuille , que je fus le refte du jour, & toute la nuit fuivante , errant & fans ofer m'arrêter en aucun endroit.

Mais il faut retourner k Fourbadin. Ce traitre étant revenu le foir au palais , y entretint la reine Vipérine, a-peu-près comme j'avois coutume de le faire; mais cette princeffe apprenant la mort extraordinaire de Fourbadin , craignit quelque furprife , & foupconna que ce pouvoit

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