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Brei on n e s. 5? un ht de repos, pour y dormir quelques heures , lorfque dans Ie fommeil, je me fuis imaginé vous voir entouré de tigres affreux, qui fe jettoient fur vous; votre valeur fuccomboit fous le nombrë. Je voulois vous fecourir, ou mourir avec vous; mais tous mes efforts étoient inutiles, je me fentois liée par quelque charme, qui m'ötoit ce pouvoir. Vous étiez tout couvert de fang ; & ces monftres terrible., , acharnés fur votre royale perfonne , me faifoient reffentir une douleur fi violente , que ne pouvantplusfurvivre a votre mort, que je croyois certaine, j'ai tiré un poignard dont j'allois me frapper, quand je me fuis réveillée en furfaut. Jugez , feigneur, des effets d'un rêve fi affreux, puifque voila déja deux fois que je retombe dans de pareilles fyncopes, fans que votre chère préfence ait pu diffiper ma frayeur. Mais , feigneur , puifque mes craintes fe font heureufement trouvées vaines , j'efpère que vous ne voudrez point vous oppofer a 1'exécution d'un vceu que j'ai fait en me réveillant; en cas que mon fonge fe trouvat faux , il n'y a rien que vous ne foyez en droit d'obtenir de moi. Madame , tui dit Fourbadin, vous connoiffez trop 1'empire que vous avez fur mon cceur, pour en douter un feul moment. Eh bien, reprit la reine, puifque vous m'affurez de votre compiaifance,

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