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6i Les Soirées voulu interrompre fon frère dans le cours de fon hiftoire, prit ainfi la parole : tout ce que vous venez de nous raconter eft merveilleux , mon cher Entendement; mais permettez-moi de fufpendre les réflexions que l'on peut faire fur des aventures auffi particulières que les vötres, pour vous demander fi vous êtes encore poffeffeur de la ftatue de Vérité. Oui, mon cher frère, répondit Entendement. Que je fuis donc heureux ! reprit le prince , vous avez appris que la princeffe Brillante étoit enfermée par un ordre cruel, dans la tour des Chiens dangereux ; mais vous ignorez qu'a peine l'empereur des Songes eut fait exécuter fes barbarés volontés , qu'il parut fur la ville de Sobarre une main terrible qui , depuis ce tems enlève un homme ou une femme de la familie royale, tous les premiers jours de la lune ; c'eft ce que nous a raconté la princeffe Adreffe , que la fée Légère a deftinée, avec le prince Engageant, a rompre cet enchantement dont ils ne peuvent venir a bout qu'après avoir trouvé la ftatue de Vérité & le miroir de Sageffe. J'efpère , mon cher frère, que poffédant cette ftatue , vous voudrez bien nous la confier , puifque ce n'eft qu'après avóir délivré l'empereur Fantafque de cette main fatale, que je puis efpérer de revoir 1'aimable Brillante. Que je fuis charmé , mon

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