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B R E T O N N E s; 7 f

veut permettre que je voye le prince , & qu'il prenne de ma main une efpèce de remède, dont je pofféde feule le fecret, je lui rendrai fa première vigueur, j'en répondsfur ma vie ; 6c ce n'eft pas le premier que j'aie réchappé d'un état auffi périlleux. Eh quoi, dit alors Bienfaifante,' vous pourriez effettivement guérir mon cher prince, 6c lui rendre une fanté pour laquelle je facrifierois volontiers la mienne ? Oui, reprit Vipérine; mais ne perdez point de tems, le ma! preffe, peut-être plus qu'on ne penfe; 6c les momens font précieux dans la fituation ou efi le prince.

Bienfaifante courut promptement trouver le roi: fire , lui dit- elle, fi la vie de votre hls vous eft chère, gardez-vous de faire mourir vos prifonniers , puifque ce n'eft que par leur moyen que vous la lui pouvez conferver. Le prince , continua-t-elle, eft empoifonné , fans qu'on fache de quelle main part un crime ft horrible i 6c la feule princeffe Vipérine que vous tenez dans les fers, eft en état de le préferver d'une mort certaine , fi vous voulez fouffrir qu'elle y apporteun prompt remède. Eh bien, ditbrufquement le roi, qu'elle s'en ferve donc au plutot; mais, fi elle ne réufïit pas , qu'elle fache qu'elle ne drffère fon fupplice que de quelques heures, 6c que je 1»? ferai mourir, elle 6c fe$

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