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Bretonnes. S$ qui fe poignardoient 1'un 1'autre, & dont le fang paroiffoit ruiffeler de tous cötés. Les princes f'urent d'autant plus furpris & touchés de ce trifte fpectacle, que Bel Efprit & Entendement croyant connoitrejle fon de voix de 1'un des combattans ,& s'en étant approchés de plus prés, virent diftinctement que c'étoit leur frère Languedor qui paroiffoit expirer fous les Coups de fon adverfaire ,& leur demander vengeance de fa mort proChaine. Ils étoient fi troublés d'une telle aventure , qu'ils ne favoient a quoi fe réfoudre ; lorfqu'Engageant ayant pris avec fes mains la pièce de marbre qui couvroit ce tombeau, la jetta de 1'autre cöté ; les deux combattans s'étant auffi-töt relevés a fortirent précipitamment du tombeau , & alloient recommencer leur cruel combat, quand Enga* geant qui fe mit entre eux deux, & qui fit briller fon épée a leurs yeux, diflipa tout d'un coup 1'aveugle fureur qui caufoit leur querelle. O ciel! s'écria Languedor, comme unhomme qui fort d'un profond fommeil & qui reconnut fes frères , & fur-tout le prince Bóncoeur, fon parent, contre lequel il combattoit depuis long-tems. Quel fort étoit le notre ? Quoi! j'étois deftiné a vous öt.er la vie , ou a recevoir la mort de votre main; qu'avons-nous donc fait aux dieux, pour mériter une auffi cruelle

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