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C 38 )

naient pour prendre des provifions fraiehés, Alors fe cruel rnonopole des Agens de la Compagnie, qui s'eit introduit dcpuis, n'était pas un obftacle au commerce légitime des denrées des cultivateurs du Cap : Alors ces heureux Colons, n'étaient pas obligés, comme ils Ie font aujourd'hui, de faire manger a leurs cochons le furplus des grains qu'ils avaient récoltés a la fueur de leur front, ou de les laiiTer pourrir dans leurs greniers, paree qu'il ne plait pas a la Compagnie de les leur acheter a un prix modique, ni de leur permettre de les vendre a bon prix a des étrangers qui les acheteraient avec plaifir: Alors ils n'étaient pas obligés d'enfoncer leurs tonneaux & d'en repandre le vin fur la terre ; liqueur précieufe ! que cette terre ne donne, qu'après des travaux afiidus & pénibles; ils n'étaient pas dis-je forcés a cette indécente prodigalité pour fe fervir des mêmes tonneaux a la vendange prochaine : Alors plus Ia moiiTon était abondante, & plus le Colon était riche; aujourd'hui fa mifére croit en proportion de 1'abondance de fa récolte: Alors le Colon profitait honnêtement fur toutes fes denrées; pourquoi ? Paree qu'il. n'avait pas a craindre la concurrence & même la

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