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C 97 3

Ia milice bourgeoife efl: commandée & doublée, pour veillerfur les adtions decec étranger& pourempêcher toute communication fufpecle des habitans avec lui- Le Gouvernement craint plus la contreba'nde, que la t pefte : du moins toutes les précautions fe prenent pour obvier au premier malheur. Auffi- tót qu'on eft-iriftruit au Cap d'une rupture entre les Puiffances eüropéenes, & qu'on y craint la Guerre, le Gouverneur envoye des ordres a tous les'diflricTs de 1'Etabliflèment, & ces ordres portent injonétion abfolue a tous les militaires bourgeois de fe rendre avec leur armes & bagages au Cap, pour venir le deffendre d'une invalion fubite. Immediatement après avoir recu cet ordre fuprétne, les cultivateurs enrollés dans la milice bourgeoife, font obligés de quiter, femmes, enfans, ménage , domefliques ,' efclaves &c., & de partir pour fe rendre au Cap; il y en a qui en font éloignés de Cent Lieues. Ils font obligés de venir tenir garnifon au chef-lieu pendant un tems confidérable; & tout cela a leurs propes dépens. De la il arrivé, que leurs plantations reftent en friche pendant le tems de leur abfcence, que leurs efclaves ont la plus grande facilité de s'enfuir, que leurs femmes, leurs enfans G &

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