Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

DE Mr. DE CHAUFEPIÉ.

V

de cela que j'ai eu le bonheur de naitre dans fon Eglife, & d'être admis dans fon Alliance par Ie batême.

II. Dans ma plus tendre enfance, agé de iö mois,Dieu jugea a propos de me priver des tendres foins de mon Pere en le xetirant dans fon repos éternel: mais il a bien voulu me fervir lui - même de Pere d'une facon admirable , & bien propre a confondre toutes mes penfées. II m'a donné une Mere fage, laborieufe, vigilante & tendre, qui avec des moiens trés bornés m'a élevé , & qui m'a toujours exhorté a le craindre. Jeune encoreje fus attaqué dangereufement de la rougeole, & dans un autre tems d'une fievre chaude; mais il me ré;ablit. II a, béni mon applicaüon aux premiers exercices. Je lui dois plus encore pour un autre bienfait. J'étois Hé avec un compagnon trés vicieux, & dont la fin a étéplufieurs années après trés trifte; mais Dieu m'a retiré des pieges du vice, & je ne puis trop le bénir d'avoir alors. préfervé mon ame.

III. Sorti des Claffes & appellé a faire mes études Académiques,Dieu m'a fait la grace de travailler avec fuccès a me conciher la bienveillance, & l'affeétion, 1'eftime même de mes Maitres, (5) & de me diftinguer parmi mes Compagnons. II m'a préfervé des égaremens, oü tant d'autres. tombent, en béniffantj les foins

(S) Ces Maitres ou Dofteurs ont été entr'autres Mrs. Andala, Vitringa Pere & Fils, & Albert Schukens, qui étoient alors Profejfeurs a Franeker. Les témoignages , qu'ils out donnés a Mr. de Chaufepié en 1721 & 1722, prouvent bieu la confidération finguliere, dont ils lnonoroient,

« 3

Sluiten