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C '3 )

L'expériencc ayant fait connoïtrc qu'un nombre infini dc calamités troublent les douceurs delavie comme les orages, les tremblemens de terre, les maladies, la faim, la foif 8cc. on attribua tous ces maux a la colere célcfte, on crut la Divinité irritée contre les offenfes des hommes qui n'ont pü óter de leur tête une pareille chimère, ni fe défabufer de ces

f'réjugés par les excmples journaliers qui eur prouvent que les biens 8c les maux ont cté de tout tems communs aux bons 8c aux méchans. Cette erreur vint de ce qu'il leur fut plus facile de demcurer dans leur ignorance naturelle que d'abolir un préjugé regu depuis tant de Meeles, 8c d'établir quelque chofe dc vraifemblable.

§• f-

Ce préjugé les a conduitsaun autrc qui eft dc croire que les jugemens de Dieu ctoient incompréhenfibles, 8c que par cette raifon la connoiffance de la vérité étoit au deffus des forces de Pefprit humain ; erreur oü 1'on feroit encore, fi les mathématiques, la phyfique 8c quelques autres fciences ne 1'avoient détruite. §• 6.

II n'eft pas befoin de longs difcours

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