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( ZI )

§. II.

Ces idéés font claires, fimples 8c les feules mêmes qu'un bon efprit puiffé fe former de Dieu. Cependant il y a peu dc gens qui fe contentent d'une tellc fimplicité. Le Peuple groflïer 8c accoutumé aux flatteries des fens demandc un Dieu qui refTcmble aux Rois.de la terre. Cette pompe, ce grand éclat qui les environne 1'éblouit de telle forte , que lui öter 1'idée d'un Dieu a-peu-près femblable a ces Rois, c'eft lui öter 1'efpérance d'aller après la mort grofïïr le nombre des courtifans céleftes pour jouir avec eux des mêmes plaifirs qu'on goüte a. la Cour des Rois; c'eft priver 1'homme de la feulc confolation qui 1'empêche de fe défespérer dans les miferes de la vie. On dit qu'il faut un Dieu jufte 8c vengeur qui puniffe 8c récompenfe: on veut un Dieu fufceptible de toutes les pafïions humait nes; on lui donnc des pieds, des mains, des yeux 8c des oreilles, 8c cependant on ne veut point qu'un Dieu conftitué de la forte ait rien de matériel. On dit que 1'homme eft; fon chef-d'oeuvre 8c même fon image, mais on ne veut pas que la copie foit femblable a 1'original. Enfin ie Dieu du peuple d'auiourd'hui eft fujet

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