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i ƒ2 Effai fur les facuhés time fenfible , on jugera, en effet, qu'on doit rapporter a Corneille la révolution fubite qui s'opéra dans 1'efprit de la nation , lorfque fes tragédies parurent.

La tragédie eft bien plus capable d'affecter vivement le centre du' fyftême fenfible quele poëme épique. Son fujet, également grand & majeftueux, repréfente une aétion dont la marche vive & preiTée ne dure que vingt-quatre heures; 1'intérêt de cette aétion excite des fenfations d'autant plus fortes, que le nceud de Fintrigue &le dénouement font plus rappro^chés : ajoutez encore le fentiment qui anime les acteurs dans la repréfentationv Quels effets ne durent donc pas produire , dans leur nouveauté,-le Cid, Cinna, les Horaces, Rodogune, la mort de Pompée, Tolieucle , &c. ! On peut juger de ces effets par les fentimens d'élévation que ces tragédies excitent encore en nous, quoique dès notre enfance nous foyons aecoutumés a leur impreffion.

Les tragédies de Corneille furent véri-

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