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M. RICCI-BUSATTI prie M. Loder de bien vouloir expliquer quelle sorte de récusation il accepté et quelle sorte il repousse.

M. LODER répond qu'il n'admet pas la récusation qui permet aux parties d'exclure des juges, jusqu'a ce que la cour soit 'réduite a un petit noyau. Le seule récusation qu'il admet est celle qui est fondée sur un intérêt persdhnel dans 1'affaire.

M. FERNANDES se rallie a M. Loder; il ajoute que si le droit de récusation n'est pas formellement admis, il n'existe pa§. Dans ces conditions, il est inutile de maintenir la première phrase de l'article 16.

Au sujet de la 2ème phrase, M. Fernandes attire 1'attention sur l'article 12 du projet soumis par M. Bevilaqua. Selon le projet Root—-Phillimore, un Etat qui est partie a un litige et qui n'est pas représenté a la Cour par un de ses ressortissants, doit envoyer un juge extraordinaire. M. Fernandes trouve que ce procédé est juste, si 1'on n'exclut pas le juge ressortissant de l'autre partie. Cependant, il préfère la solution proposée par M. Bevilaqua, qui consistait a exclure tout ressortissant d'un des Etats en litige, du droit de siéger a la Cour. En effet, on se trouverait en face de 1'une ou de l'autre de deux éventualités possibles: Ou le juge national est un homme capable d'impartialité vis-a-vis de son Etat, ou il ne 1'est pas. Dans le deuxième cas, il est indésirable comme juge. Dans le premier, si sa conscience de juge 1'obligeait a émettre un vote contraire a 1'Etat dont il est ressortissant, on lui créerait une situation vraiment malheureuse. Trés probablement, il se mettrait en opposition avec 1'opinion publique nationale, dont la moralité moyenne ne serait pas a la hauteur de la sienne et qui, toujours influencée par des passions dans Pappréciation des questions internationales, le condamnerait sans le compendre.

LORD PHILLIMORE fait valoir que les observations deM. Fernandes se rapportental'article 27 du projet Root—Phillimore.

M. FERNANDES répond que si 1'on adopte maintenant l'article 16 sans tenir compte de ces observations, il faudra y revenir dans la suite.

Le PRESIDENT dit qu'on pourrait adopter l'article sous réserve des observations de M. Fernandes.

M. RICCI-BUSATTI asked M. Loder to explain what forms of challenge he accepted, and what forms he rejected.

M. LODER replied that he could not accept a system of challenge which would allow the parties to exclude so many judges that only a small nucleus would remain. The only right of challenge that he could admit was that founded upon personal interest in the case. ^

M. FERNANDES agreed with M. Loder ; he added that if the right of challenge were not formally mentioned, it would not exist. Under these circumstances it was unseless to retain the first sentence of Article 16.

Concerning the second sentence, M. Fernandes drew attention to Article 12 of the plan submitted by M. Bevilaqua. According to the Root— Phillimore plan, a State, which was a party in a case and which was not represented on the Court by one of its subjects, must send a special judge. M. Fernandes thought that this procedure was just, if the national judge of the other party were not excluded. He, however, preferred the solution submitted by M. Bevilaqua; that is to say, the exclusion of any subject of any of the States concerned in the case from sitting upon the Court. As a matter of fact there were only two possible alternatives: the judge would either be capable of impartiality towards his own Country, or he would not; in the latter case he would be an undesirable judge, in the former, if his conscience as a judge compelled him to vote against his own country, he would be put in a very unenviable position. Very likely he would become embroiled with national public opinion, as the average moral Standard would not be as high as his own, and public opinion, always influenced by its feelings in international questions, would condemn without understanding him.

LORD PHILLIMORE pointed out that M. Fernandes' remarks referred to Art. 27 of the Root—Phillimore plan.

M. FERNANDES answered that if Article 16 were to be adopted now without considering these points, the subject must be returned to later on.

The PRESIDENT said that the Committee might adopt the Article, subject to further consideration ofM. Fernandes' remarks.

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