Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

CHARLES GRANDMOUGIN 491

Si 1'on ne meurt pas tout entier,

Et si, par dela notre vie, L'ame a son triste corps demeurant asservie, Peut encore souffrir, se plaindre et supplier

Comme il gémira sous les ondes, Le mort, le pauvre mort, qui roule ballotté Dans ses solitudes profondes, Et cette froide immensité!

La nuit, quand la tempête en courroux se déchainc, Qui sait si ces clameurs, s'élevant jusqu'au ciel, Ne sont point qnelquefois le déchirant appel De toutes ces ames en peine,

Qui, lasses d'être en proie a ces flots furieux, Pleurent le cimetière oü roses et pensees Par des amis pieux et tristes arrosées, \ Ornent la tombe des aleux!

(Nouvelles poésies, 1880 Ed. Rouam, Paris)

LE RÊVEUR

AVE

Adolescent drapé dans ta mélancolie. Parfois morne, parfois fiévreusement rieur, Rêveur aux-éheveux noirs dont la face palie Trahit depuis longtemps 1'orage intérieur,