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pour attaquer le Milan et chasser les Espagnols de l'ltalie. De ce grand mouvement europeen la France dolt prendre la direction. C'est la politique que Richelieu va pratiquer au courant des années. „Quelle gloire plus grande, s'écrie-t-il, scaurait arriver a un roi trés chrétien que de voir a une seule fois en sa cour les ambassadeurs de la Grande Bretagne, de Danemark, des Provinces-Unies d'un cöté, de Savoye et de Venise d'autre cöté, conjurant tous S.M. d'aider a redresser les affaires générales de la Chrétienté sur les usurpations du roi d'Espagne."

En 1625 le moment n'était pas venu. II fallait attendre encore dix ans pendant lesquels Aerssens n'a cessé de s'adresser a Richelieu pour l'induire a la guerre. Les causes de brouille entre les Provinces-Unies et la France n'ont pas manqué pendant cette période. Aerssens a travaillé a les aplanir: quand éciata la guerre entre Louis XIII et Charles I, II s'est rendu une deuxième fois en France: la République se trouvait alors entre l'enclume et le marteau, liée des deux cötés, il a réussi a faire accepter par Richelieu la neutralité de son pays dans ce conflit inopportun.

Sa correspondance pendant ces années est volumineuse et persuasive, elle s'inspire de cette idéé: la guerre ouverte, il y revient sans cesse. En avril 1634 il rend hommage au Cardinal a cause de ses succes en Italië et en Lorraine et il ajoute: „pour toutefois asseurer vos conquestes et vostre repos, il n'y a qu'a se résoudre a une guerre ouverte" et au Prince d'Orange: „II faut tascher a tout prix de bond et de volée de jetter le roi en plus évidente démonstration de haine contre le roi d'Espagne sans nous tenir a aucune condition sur la conduite de la guerre ny sur le partage de la conqueste."

C'est ici que nous nous rendons compte de la différence de tempérament des deux hommes d'état. Aerssens était un esprit radical: ce qu'il voulait, il le voulait fortement sans se soucier beaucoup des conséquences. Richelieu, au contraire, était la prudence même: en songeant a la guerre il voyait avant tout la paix et il craignait cette paix qui, après une conquête des Pays-Bas espagnols, pourrait devenir une cause de conflit entre les alliés. De ia Pévolution lente de sa

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