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LE PACIFICATEUR.

XIX.

„Rodrigue, aa-tu du eoeur?"

CoRNEILLE.

Ca été depuis le 2 Déeembre 1851, la tache pénible, de jour en jour plus douloureuse, d'un professeur de droit public et des Gens, de constater la violation et presque le naufrage des principes les plus sacrés. En 1866, nous n'avons pas hésité a élever la voix si faible qu'elle füt et a flétrir de toute notre indignation, les atrocités de la guerre d'Allemagne avec ses conséquences, fruit» de la détestable politique de M. de Bismarck, 1'annexion du Hanovre, de 1'Electorat de Hesse, du Duché de Nassau, et celles qui dès-lors apparaissaient comme des points noirs a 1'horizon. La brochure 1'Angleterre et la liberté du Continent, se vit honorée d'une saisie a Paris, et a Londres elle valut a 1'auteur la promesse formelle, que le cas échéant d'une agression éventuelle, la Grande Bretagne prendrait fait et cause pour la Hollande, comme pour la Belgique.') — D'après ce qui se passé en France depuis le mois d'Aoüt, de 1'aveu du Cabinet anglais qui laisse faire les bras croisés, il peut ne pas être inutile de relever ces antécédents. Aujourd'hui on nous annonce 1'annexion prochaine du grand-Duché de Luxembourg, en suite de certaine Note mena9ante ou d'un ultimatum de M. de Bismarck. Et a dire vrai, nous avons toujours eu quelque appréhension, que la rapacité prussienne essuyant des mécomptes dans le cours de la guerre, a defaut de 1'Alsace ou de la Lorraine, se rabattrait, les chicanes et querelles d'Allemand aidant, d'abord sur le Luxembourg, puis sur le Limbourg, et en temps opportun, sur la Belgique et la Hollande. S'il fallait ajouter foi aux bruits répandus par quelques feuilles, déja la convoitise du Roi de Prusse, et de

') Voir le John Buil, 1 Déeembre 1866. „Mr. Yreede may rest satisfied that neither Holland nor Belgium will suffer by the change." „England we ean assure M. Yreede, will keep her engagements serupulously."

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