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Ils sont, pour le moment, une trentaine, de cinq n quatorze ans. On tftche de leur ouvrir 1'esprit, de les intéresser au monde des couleurs et des tormes; on leur enseigne a tirer parti de leurs pauvres petits doigts. Peut-être quelques-uns arriveront-ils ft gagner leur vie.

lis apprennent ft dessiner en même temps qu'ft lire, ft fabriquer des boites en carton ft recouvrir des livres, ft broder et ft aimer les belles images. Us chérissent ces heures d'école qui les réunissent dans les jolies classes vernies en rouge, autour des tables claires, toujours couvertes de fieurs que Mrs. Humphrey Ward envoie de sa campagne. L'un d'eux demandait avec instance qu'on supprimat les vacances de Paques! Et vraiment ils ont 1'air heureux, assis ou êtendus dans leurs fauteuils de malades; ils penchent leurs petites mines blanches, affairées; peut-être ne pensent-ils plus aux béquilles, entassées dans un coin. Eux aussi auront droit ft des heures d'oubli, grace aux idees, aux formes, ft la beauté, qui sont encore les seuls reintdes qu'aient trouvés les hommes pour distraire leurs souffrances.

En finissant, laisscz-inoi vous raconter une lecture a laquelle j'ai eu le privilège d'assister dimanche dernier.

M. Forbes Robertson, l'un des acteurs favoris des Londonniens, est venu lire Hamlet aux ouvriers de Passmore Eduiards settlement, Le grand hall des conférences n'arrivait pas ft contenir le public qui refluait dans le corridor. Cependant on aurait entendu voler une mouche quand le resident en chef a présenté Facteur. M. Forbes Robertson, si hautain d'ordinaire et qui daigne ft peine sourire quand son public élégant du Lyceum le rappelle et 1'acclame, s'est fait, ce soir-la, amical et tout simple. II a déclaré aux ouvriers qu'il leur lirait sans commentaire cette pièce merveilleuse qu'ils allaient admirer ensemble.

Et malgré la fatigue de changer ft chaque instant de röle et de ton, il nous a donné un Hamlet presque aussi vivant qu'ft la scène, Hamlet ironique et concentré, qui inquiète et qui charme et qui terrifie.

Sans élever la voix, M. Forbes Robertson rend un effet d'intense épouvante auquel est loin d'atteindre M. Mounet-Sully avec ses accès de frénésie. L'auditoire était immobilisé. Chacun „voyait" le fantöme bien plus réellement que si un acteur de chair et d'os était venu le repésenter. Après chaque acte, les applaudissements enthousiastes éclataient et se prolongeaient.

Une vieille fennne ft cöté de moi joignait les mains en répétant: iQue c'est beau, tout de mêine! Et dire que je ne 1'avais jamais entendu!" Noël Rogf.r.

AANTEBKENENG 3. 't Duidelijkst treden de gevolgen der hagomanie te voorschji'n in de bescheiden betreffende de geldmiddelen, door 't Departement van Finantiën by de firma Njjhoft' te 's Gravenhage uitgegeven. In 't bizonder z{jn het de staten nopens

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