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que pour en augmenter le desordre. Tout ce qui se fait et ce qui se dit touchant le fret et de 1'auantage que cett'afFaire donne aux Espagnols, ne procédé que de ces gens la, que je connois et qui ne s'en cachent point, mais qui disent hautement, qu'ils feront ce qu'ils pourront contre Monsieur 1'Ambassadeur, pour faire plaisir a Monsieur de Tarente. C'est pourquoy je croy que le Roy fera beaucoup pour son seruice en ce païs, s'il 1'oblige a se rendre en France, en le luy faisant escrire pas Monsieur de Thurenne, ou bien par telle autre voye, que Sa Mató jugera la meilleure. Je ne le dis point sans de tres grandes raisons, que je ne puis pas mettre sur le papier; mais comme j'en ay assés dit a Monsieur 1'Ambassadeur je suis bien asseuré, qu'il est entierement de mon sentiment. Car encore qu'il n'y ait rien a craindre au fonds, et que j'ose dire, qu'il n'y a rien, qui puisse empesclier que les bonnes intentions de Sa Mat;' ne reussissent, j'estime pourtant qu'il faut oster tous les obstacles, qui s'y pourroient rencontrer particulierement quand on le peut faire par des moyens justes et innocents. Quand je dis qu'il n'y a rien, qui puisse alterer au fonds la bonne intelligence entre le Roy et eet Estat, j'y comprens aussy le fret quoy que je sois- obligé de dire, que pour acheuer d'acquerir toute 1'affection de ces peuples et de quelques personnes en particulier, il faudroit que Sa Maté eust la bonté de leur faire la grace d'abolir le fret. Toutesfois si cela ne se peut, et que les interests de Sa Maté ne le permettent pas je n'en parleray jamais, comme d'une chose en laquelle je n'ay part ni interest, directement ny indirectement. Je serois bien aise que cecy ne fust point veu, par ce qu'il m'est de la derniere importance.

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