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du contraire, il suffit de consulter les statistiques que publie ehaque année le ministre de la justice dans son rapport sur 1'administration de la justice. On y constate sans doute que la tentative de conciliation qui doit précéder les instances de la corapétence des tribunaux d'arrondissement, réussit bien plus fréquemment k la campagne que dans les petites villes et plus dans les petites villes que dans les grandes villes. Cela tient k ce que, parmi les paysans, le juge de paix jouit encore d'une sérieuse autorité et d'une intluenee qu'il a depuis longtemps presque entiérement perdue dans les villes, oü il n'est même pas parfois connu des habitants. Mais il n'en reste pas moins acquis et prouvé par les statistiques que si le nombre des transactions, obtenues par les juges de paix, diminue insensiblement d'année en année, il n'en représente pas moins encore aujourd'hui les deux cinquièmes des affaires de la compétenee des tribunaux d'arrondissement et cette proportion est beaucoup plus élevée pour les affaires de la compétenee des juges de paix. II faut donc maintenir le préliminaire de conciliation et même condamner une certaine pratique usitée dans les grandes villes, notamment a Paris, pour 1'éviter. Nous verrons bientöt en effet que les affaires requérant célérité sont dispensées de la tentative de conciliation et que, dans ces mêmes affaires, le demandeur peut, avec 1'autorisation du président du tribunal, assigner le défendeur k bref délai. Fort souvent, le demandeur, feignant que

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