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Enfin le peintre flamand J. Horemans a coiuposé en 1752 uue série de quatre tableaux li l'luiile '), qui varient d'une manière fort amusante le thème qui nous occupe.

1. Chambre ii coucher. Dans le lit, un malade. A eóté, un Christ, pieds nus, en manteau rouge, qui lui tate le pouls de la main droite, et tient dans sa gauche un verre plein d'urine. Deux parents lèvent en se lamentant lenrs mains vers le ciel. Dans le coin a gauche, le notaire, assis a une table, écrit le testament sous la direction de la femme du malade, debout ii eóté de lui.

2. Même chambre. A eóté du lit est assis un ange dans un vêtement rose, qui laisse voir sa jambe nue. Sa main droite, calmante, repose sur celle du malade, qui est sur son séant. La femme, assise a droite, cause avec un homilie, probablement quelqu'un qui est venu demander des nouvelles du malade. A gauche est une table sur laquelle une servante range des flacons de médecines, un verre et uue cuiller, et ii eóté se voit une chaise percée ouverte.

3. Toujours la même chambre, seulement on en voit une plus grande partie. La familie est réunie paisiblement autour de la table devant la cheminée. Le convalescent, en robe de chambre, est assis Ei droite dans un fauteuil eii jonc; a eóté de lui, le docteur en habit rouge et perruque grise; les autres sont gais et dégnstent un verre de vin accompagné d'un biscuit ii 1'anis, bien hollandais.

4. Le vestibule, et la porte de la rue grande ouverte. Un personuage vêtu de rouge, ii la figure noire, aux yeux ardents et aux oornes de bouc (le diable), présente le conipte a la femme, auprès de laquelle il y en a deux autres, et dont 1'attitude des plus revèches indique la plus compléte iuauvaise volonté de payer; en même teinps, le malade, maintenant rétabli, tire le diable par un pan de son vêtement et de 1'autre main lui montre la porte d'un geste mena9ant.

Ces peintures, que le bienveillant possesseur Mr. M. G. Dolleman m'a cédé pour la reproduction, sont remarquables pour le dessin, la composition et le coloris; les personnages y sont vêtus a la mode du milieu du XVIII1' siècle, sauf le Christ et 1'ange, qui ont les vêtements conventionnels leur appartenant. Elles mettent sous nos yeux un intérieur bourgeois hollandais de 1'époque du peintre. Quant a celui-ci on peut hésiter entre J. Horemans père (1(382 —1759) et J. Horeinans fils (1714—1790), qui ont eu le même genre et la même signature 1'un que 1'autre.

i) Hauteur 475 mm., largcur 565 mm. toile.

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