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Docteurs et malades

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estampes de Goltzius, que je ne puis me refuser a lu pensee que c'est lïi ee qui lui a inspiré 1 idéé de faire de la gravure son interprête pour ce qu'il avait sur le coeur, au sujet de 1'ingratitude envers les médecins. (Vla ne vent point dire que sa pensee ait été la même que celle de 1'auteur des gravures sur bois. 11 n a emprunté que le procédé d'expression. Pour 1'idée même, elle est fort dittérente. Si pour Goltzius le médecin apparait comme un Christ, au moment ofi le malade se sent le plus mal, 1'anonyme fait du Christ lui-même celui qui guérit. Cette figure du ('hrist est symbolique chez tous les deux, mais sur 1'estampe de 1'anonyme elle a une signitieation purement religieuse, qui a entièrement dispara sur celle de Goltzius. Tous deux ont en commun ce trait, peu conforme a notre sentiment du goüt, qu'ils font tenir un urinal ii leur tigure du Christ. Mais cela s'explique aisément au point de vue de 1'iconographie médicale.

Presque tous les médecins du moyen-age juraient par 1'uroscopie, au point que, non seulement ils croyaient pouvoir en tirer la diagnose de toutes les maladies, mais que même il leur arrivait souvent de se dispenser, comme d'une chose superflue, d'examiner et d'interroger les malades. II suffisait d'apporter au médecin une bouteille de 1'urine du patiënt pour rapporter une ordonnance. De lit vient tout naturellement qu'alors on représentait toujours les médecins un urinal a la main. !)

En tout cas, les lecteurs du Janus seront bien aises de faire connaissance avec ces deux estampes, vieilles de pres de quatre siècles. .le les place donc ici, surtout paree qu'elles sont un produit du sol néerlandais, de même que les autres que j'ai reproduites. Mais, comme la langue hollandaise n'est pas admise dans nos Archives internationale#, je fais suivre d'une traduction littérale les titres qu'elles portent.

1. Doctor Jhesus die meester principael Staet en siet in den orinael.

Le docteur Jésus, ce maitre principal,

Regarde debout 1'urinal.

1) Dans son livre excellent, intitulé Ju» pharmareutur/ier Vorze'it. ~Seu? Vohje. Zterite vermehrte Avfar/e (Berliu 1899), Mr. II. Peters Je Nuremberg tr-iite fort en détail ce sujet (lans le chapitre intitulé „Brunnenichanen". Une estanipe amusante <lu coniraencemeut du Wie siècle, qu'il reproduit, fait voir continent déja alors 1 abus de 1'uroscopie avait mis 1 art médical en diserédit aupvès d'une partic du public. On V voit auprès d'un lit un medeein qui, tournant le dos au malade, exatnine uu verre d'urine; quaut au malade, on la represeuté en une, paree qu'il s'est eoutié a un docteur. Le graveur a douné a enteudre que les conse'quences de cette anerie ne se font pas atteudre, en représentant le serviteur du médecin (1'iulirinierP) comme soutenaut d'une main la tête de 1'ane en train de vomir, et tenant de 1'autre devant lui uu bassin déja a moitié rempli.