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numérique n'est pas saus présenter des difficultés car la variation de la densité qui donne la mesure de la dissociation des gaz, ne donne pas celle de 1'association des liquides. Soit uil corps normal; sou volume liquide, sous de faibles pressious (telles que la pression atmosplierique) et au voisiuage de 4 = 0,5 (température qui pour la majorité des corps est ]>eu éloignée de la soliditication) sera égal d'après 1'équation reduite de van der Waals a -j' = 0,4(17. Supposons maintenaat que ce corps soit encore normal au poiut critique, mais <|ue ses inolécules soient associées deux a deux au voisiuage du point de fusion. Tie volume reduit d'après 1'équation de van dkr Waals sera v" = 0,3(52 La densite aura donc augmenté seulement de 11 pour 100. (Avec la modification precédente qui regarde le covolume comme fonction de la température ces nombres deviennent v' = 0,332, v" — 0,304 : la variation de densité est toujours d'environ 10 pour 100). Or comme les écarts observés sur des volumes liquides en des points correspondants pour des corps parfaitement normaux (le sulfure de carbone et 1'éther par exemple) atteignent 3 a 1 pour 100, ou voit qti'il est iinpossible de ne pas tenir compte de ces écarts (on trouvera a la tin du présent mémoire quelques indications a ce sujet). Le problème se coinpliquerait encore si 1'on supposait le corps déja polymérisé au point critique. Cette dernière difticulte se retrouve d'ailleurs dans la méthode la plus souvent emplovée jusqu ici pour aborder le problème de 1'association moléculaire des liquides, celle des constantes capillaires.

La supposition qui consiste a regarder le covolume comme variable avec la teni])érature se prête donc bien a la représentation des isothermes des liquides. ^lais ellc est insutlisaute si 1'on euvisage dans sou ensemble le problème de la recherche de la fonction 0. Llle ne

reinède en rien a la discordance qui existe entre 1'équation de van der Waals et l'expérience pour la région comprise entre le point critique et les grands volumes gazeux. ]ja confirmation même que l'expérience parait lui apporter pour les volumes liquides n'est pas absolument concluante. ^Nous avons admis que le covolume augmente avec la température, mais comme le volume augmente également avec la température, ou pourrait aussi bien admettre (pie le covolume est indépendant de la température mais augmente avec le volume. On est même conduit a préférer cette dernière supposition si 1'on euvisage les isothermes liquides sous de fortes pressious (les expériences iI Amaca i' sur 1 ether s'étendent jusqu'a x = 80). On v est conduit également si Ton envisage

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