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lision avec les molécules qui les suivaient et que par conséquent elles ])rcnneut mi nouvel état d'équilibre, alors, dans ce nouvel état, 1'entropie sera plus grande que dans le premier.

( ette modification, prise dans son ensemble, peut être considérée sans aucun doute comine non-réversible; et ceci se laisse déduire de la proposition 1, car si la modification était réversible, 1'entropie n'augmenterait pas. L expansion libre des gaz est toutefois une modification ([ui ne s acconiplit pas entre deux états d équilibre; 011 11e saurait donc, se fondant sur la proposition 1, admettre qu'elle est réversible.

Quelque ehose d'analogue me semble être le cas dans la modification décrite par M. Wien.

Cette modification peut être divisée en deux: 101'expansionde laradiation dans 1 espace antérieurement vide; 2° la rétlexion diffuse, grace a laquelle 1 espace entier se remplit homogènement de la radiatiou, se propageant uniformément dans tous les sens. Le seul fait que M. Wikn a besoin d'adniettre une rétlexion difi'use par les parois démontre (|iie la réfiexion est la vraie cause de l'augmentation de 1'entropie. Si II. Wikn avait admis des parois réfiéchissant régulièrement, il se serait produit un état dans lequel la radiatiou n'est pas la mênie dans les trois directions perpendiculaires. C'est ce que M. Wien nomine un état d'équilibre instable. Dans ce cas l'accroissement d'entropie aurait fait défaut.

De ce qui précède je crois pouvoir conclure:

1. que la theorie de 11. Wien est en désaccord avec 1'opinion de M. Pi.a ni k, suivant laquelle Texpansion libre de la radiatiou n'est pas accompagnée d'un accroissenient d'entropie;

I I. qu'il n'y a donc rien qui nous enipêche d'admettre la proposition démontrée par 11. Planck, suivant laquelle dans les modifications de ravounement 1'entropie n'augniente que si la radiatiou est absorbée par un vibrateur. Cette dernière hypothese est de nouveau entièrement d'accord avec la théorie de 11. Boltzmann, qui fait dépendre raugmentation de 1'entropie thermique des chocs des molécules.

Si toutefois nous ne pouvons plus admettre que la constance de 1 entropie ou son accroissement caractériseut la réversibilité ou la non-réversibilité d'une modification, il nous faudra trouver un autre critérium.

A 1 origine, le mot non-réversibilité a été appliqué a des modifications dout la marche inverse est contraire aux lois naturelles. 11 ais si nous supposons toutes les modifications matérielles régies par les

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