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Criminalité et conditions économiques

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PRUSSE 1854—1896.

Le Dr. Starke (voir première partie, p. 95, planches I et II) et le Dr. Müller (voir p. 121 —124) ont prouvé que les changements des conditions économiques sont, ici au^si, causes d'une diminution ou augmentation de ces crimes (qu'on remarque surtout les années de crise 1873 et suivantes. Voir p. 121).

Quoique ces données soient moins nombreuses qu'on ne le désirerait, elles démontrent suffisamment que, en partie, les crimes économiques violents sont commis par la misère. ')

Plus haut j'ai déja exposé comment il se fait que ce ne sont que quelques-uns parmi ceux qui vivent dans la misère absolue, qui arrivent a commettre un crime. Nous n'avons donc qu'a nous demander, pourquoi 1'un commet un crime économique avec violence et 1'autre sans violence ? Les causes sont de différentes natures. Le plus souvent c'est le hasard, c. a d. 1'occasion, qui en est la cause. Personne n'use de violence si ce n'est pas nécessaire, et attendu que 1'occasion de commettre avec succès un vol p. e., est beaucoup plus grande que de commettre un crime économique avec violence, on s'en tient plutót au premier. Ceux qui poussés par une profonde misère, commettent un crime économique avec violence, quand 1'occasion s'en présente, sont des gens qui ne manquent ni de la force ni du courage nécessaires et auxquels le milieu oti ils vivent n'a pas inspiré une grande aversion pour la violence. Du reste, la misère absolue est un déterminant d'une force si grande qu'elle peut souvent neutraliser les influences importantes de 1'éducation et du milieu. 2)

Par ciipidité. La catégorie des criminels, qui usent de la violence ou qui commettent un homicide par cupidité, est trés petite. Elle ne forme qu'une partie minime des crimes économiques violents, qui euxmêmes sont déja peu fréquents. Pour démontrer jusqu'oü va 1'influence du milieu économique, je citerai quelques cas marquants pris au hasard.

i°. En 1892 un certain Schefïfer fut condamné a Linz (Autriche) pour tentative d'assassinat. Son crime était le suivant: lui et sa femme ne pouvaient gagner leur pain qu'en travaillant dur, ils ne connaissaient que la pauvreté. Le hasard apporta un changement. Une de leurs parentes, jeune fille qui perdit en peu de temps son père et sa mère, vint habiter avec le couple. La jeune fille étant trés riche, la condition des Scheffer changea du tout au tout; dès ce moment ils purent vivre dans 1'abondance. Une fois habitués a cette richessc ils eurent grand peur que leur parente ne se mariat et que sa fortune ne passat a un autre. Peu a

!) Ces données statistiques sont assez rares, puisque i". dans la plupart des pays ces crimes se commettent trés peu, ce qui fait que les chitfres en sont trop petits pour la statistique, 20. 1'homicide n'est pas commis exclusivement pour des motifs économiques, mais aussi pour d'autres.

2) Comme homicide par misère il faut considérer aussi ces cas oü quelqu'un, tombé dans le plus profond dénuement, et r.e sachant plus oïi donner de la tête, se suicide après avoir tué les personnes qui sont k sa charge, lnutile naturellement de dire que ceux-la sont tout différents des sus-dits criminels par misère. Leur acte est en effet plutot un syicide indirecte qu'un crime. Comparez Kr. von Holzendorff, »I)ie Psychologie d>.:s Mordes", p. 16—18 et Dr. A. Krauss, »L)ie Psychologie des Verbrechens", p. 309—312,