Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

fait que le rapporteur n'a pu prendre connaissance des rapports d'une enquête gouvernementale sur 1 alcoolisme aux Indes Néerlandaises, qui a eu lieu au courant de 1907 et 1908, et dont les rapports, accompagnés des propositions du gouvernement colonial, ont été transmis au Ministère des Colonies en avril 1911. Comme, dans ce temps, en ma qualité de membre de 1'I.C.I., jem'occupais de la question de la lutte contre 1'alcool dans les colonies, je demandais et obtenais de S.E. le Ministre des Colonies lapermission de parcourir cette précieuse collection de documents, et c'est ainsi que j'avais 1'avantage de pouvoir fournir dans la session du dit Institut, tenue a Brunswick en avril dernier, les données les plus récentes et les plus exactes sur 1'usage de 1'alcool parmi la population indigène de notre principale colonie. Ces communications ont été publiées il y a quelques semaines dans le compterendu de la session tenue a Brunswick; on les trouve aux pages 181 et suivantes dutome I. II résulte de ces communications quant a la population de Java, qu'en général elle s'abstient d'alcooldans sa vie journalière, mais qu'elle s'accoutume peu a peu a en prendre les jours de fête et qu'alors 1'abus et 1'ivresse ne sont pas rares. Cependant, il faut distinguer entre les différentes contrées. Dans la partie occidentale de 1'ile, y compris la capitale Batavia, 1 usage des boissons fortes, même les jours de fête, est rare, probablement grace a 1'influence de la religion musulmane qui est pratiquée la avec plus de zèle qu'ailleurs. Dans les parties centrale et orientale de 1'ile on n'a évidemment pas tant de scrupules a suivre 1'exemple des infidèles. II y a même quelques villes oü 1'usage journalier de 1'alcool est assez répandu parmi la population indigène. Telle Sourabaja, port de mer et ville industrielle, oü beaucoup d'ouvriers indigènes ont pris 1'habitude de boire de 1 alcool comme breuvage journalier, sans que eet usage semble dégénérer en abus, les cas d'ivresse publique étant rares. Une autre ville, a 1 intérieur de J ava, oü 1'alcoolisme a fait plus de progrès qu ailleurs, c est Sourakarta, la résidence du principal prince indigène, tandis qu'aux environs de cette ville et en général partout dans les parties rurales du principauté, 1'usage de boissons fortes est peu connu, même les jours de fête. La situation défavorable dans la ville est attribuée a 1'influence de la noblesse trés nombreuse, parmi laquelle il y aurait beaucoup de personnes qui s'adonnent a 1'alcool et qui excitent les gens du peuple par leur exemple. Heureusement dans les derniers temps on a pu constater une amélio-

Sluiten