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Dans cette impossibilité toutefois, M. Schuster ne voit pas tout simplement la preuve certaine que la vision directe et 1'interprétation courante du déplacement des raies spectrales nous abusent; mais il tache de sauver 1'hypothèse croulante des éruptions solaires en supposant que le déplacement des raies n'est causé par la vitesse de la matière pondérable, que pour autant que cette vitesse n'excède pas 10 kilom. p. sec. mais que, lorsque cette vitesse est plus grande, le déplacement des raies est dü au mouvement violent d'ions entrainant quelques molécules de la matière qu'ils traversent (OM. Schuster est donc, d'avis, comme moi, qu'il est fort bien possible que les raies du spectre des protubérances accusent des vitesses énormes auxquelles le gros de la matière pondérable ne prend aucune part. Mais son idéé de n'admettre cette possibilité qu'a partir d'une vitesse de 10 Kilomètres et de Vignorer lorsque la vitesse est plus petite est entièrement arbitraire. Car si le mouvement des ions peut causer des vitesses de 10 a 1000 kilom. p. sec. sans que la matière pondérable y participe, il n'y a aucune raison pourquoi des vitesses de 0 a 10 kilom. p. sec. ne sauraient être causées de la même manière et pourquoi par conséquent chaque déplacement spectral, même le plus petit, ne pourrait être attribué de même a des ions éventuels se mouvant a travers la matière tranquille.

Cette idéé d'attribuer tous les mouvements et tous les déplacements spectraux des protubérances au mouvement d'ions répond si parfaitement aux expériences de M. Stark et est si vraisemblable qu'il n'est pas étonnant que, si j'ai été peut-être le premier a 1'émettre, d'autres, comme M. Pringsheim (2), M. Reichenheim etM. Gehrcke (3),

(') Schuster: Nature, Oct. 29, 1908 p. 662.

(2) E. Pringsheim: Physik der Sonne 1910 p. 225.

(') E. Gehrcke: Physikalische Zeitschrift 15 Aug. 1910. Strahlen der positiven Elektricitat — Reichenheim: Ann. d. Physik 1910 N° 14 p. 757.

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