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„cette intention le Gouvernement Franqois donneroit les soins „les plus actifs pour empêcher que les Etats Oénéraux y fussent „troublés intérieurement comme extérieurement."

„Sur ces nouvelles assurances le nombre des Patriotes croissoit chaque jour; chaque jour leurs ames s'agrandissoient par le sentiment delaforceque leur donnoit 1'appui delaFrance et les armes qu'ils avoient en mains; aussi luttoient-t-ils avec fierté contre les prétentions du Stadhouder, contre l'aristocratie de quelques provinces, attachées au sistème du Prince et contre les manoeuvres plus astucieuses du parti anglomane; ils contenoient les émeutes qu'on excitoit contre eux par 1'apas de 1'or, par 1'impunité du pillage de ceux, qui se sentant soutenus par une soldatesque stipendiée, se livroient impunement a tous les excès de la brutalité et de la scélératesse.

Mais tant de difficultés ne faisoient qu'animer davantage des hommes qui s'étoient armés pour une si bonne cause et qui avoient juré le renversement de tous les abus.

Le Prince d'Orange, chargé seulement du premier röle dans ce vaste sistème de 1'intrigue anglaise contre la France, vit que c'en étoit fait de ces projets ; l'aristocratie de quelques Régens fut également allarmeé; ils s'unirent au Prince pour soutenir leurs prétentions, firent marcher les troupes de 1'Etat contre quelques villes et notamment contre la ville d'Utrecht-, heureusement ces troupes y furent battues; leur défaite, 1'indignation qu'inspira cette violation du territoire, décida les Patriotes des Provinces; ils accourent sur la demande des Etats Patriotes au secours de leurs frères dont ils vouloient imiter le courage et partager les dangers.

Sans doute que la victoire et la consolidation de leur bonheur ainsi qu'une alliance plus étroite avec la France, auroit été immancablement le prix de leur dévouement, s'ils n'avoient eu a combattre que le Stadhouder et ses partisans; mais ce fut en 1787 qu'une force étrangère, soutenue par la trahison, devoit écraser ce parti si intéressant du Peuple Batave, si digne de ses Encètres, si digne d'un meilleur sort, et leur

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