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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Rouge, fut tué par une balie allemande au moment oü il ramassait un blessé.

Les journées qui suivirent furent calmes. Les Francais occupaient les environs de la ville. Aucun engagement n'eut lieu entre les armées ennemies et il ne se produisit aucun fait qui püt être inlerprêté comme un acte d'hostilité de la population. Aucune troupe allemande ne se trouvait a proximité de Dinant.

Le vendredi 21 aoüt, vers 9 heures du soir, des soldats allemands descendus par la route de Ciney pénétrèrent dans la ville par la rue Saint-Jacques. Sans aucune raison, ils se mirent a tirer dans toutes les fenêtres, tuèrent un ouvrier qui rentrait chez lui, blessèrent un autre Dinantais et le forcèrent a crier: "Vive 1'Empereur. „ Ils frappèrent un troisième a coups de baïonnette dans le ventre. Ils entrèrent dans les cafés, s'emparèrent d'alcool, s'enivrèrent et se retirèrent après avoir incendié plusieurs maisons et après avoir brisé les portes et les fenêtres des autres- habitations.

La population terrorisée, affolée, se renferma dans ses demeures.

La journée du samedi 22 aout fut relativement calme. Toute vie était arrêtée. Une partie de la population, guidée par 1 instinct de la conservation, s'enfuit dans les campagnes voisines. Les autres, plns attachés a leurs foyers, rendus confiants par ia conviction que rien ne s'était produit qui püt même être interprété comme un acte d'hostilité, ce cachèrent dans leurs maisons.

Le dimanche matin 23 aout, a 6h 30, les soldats du 108e régiment d'infanterie firent sortir les fidèles de 1'église des Prémontrés, séparèrent les femmes des hommes et fusillèrent une cinquantaine de ceux-ci.

Entre 7 et 9 heures du matin, maison par maison, les soldats se livrèrent au pillage et a 1'incendie, chassant les habitants dans les rues. Ceux qui tentaient de s'enfuir étaient immédiatement fusillés.

Vers 9 heures du matin, les soldats poussèrent devant eux a coups de crosse de fusil les hommes, les femmes et les enfants dont ils s'étaient emparés. Ils les réuirent sur la place d'Armes, oü ils furent retenus prisonniers jusqu'a 6 heures du soir. Leurs gardiens prenaient plaisir a leur répéter qu'ils seraient bientót fusillés.

Vers 6 heures, un capitaine sépara les hommes des femmes et des enfants. Les femmes furent placées derrière un cordon de fantassins. Les hommes furent alignés le long d'un mur. Un premier rang dut se vnettre a genoux, d'autres se tinrent debout