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derrière eux. Un peloton de soldats se pla^a en face du groupe. Ce fut en vain que les femmes implorèrent la grace de leur mari, de leurs fils et de leurs frères. L'officier commanda le feu. II n'avait procédé a aucune enquête, a aucun simulacre de jugement.

Une vingtaine d'hommes n'avaient été que blessés et s etaient écroulés parmi les cadavres. Les soldats, pour plus de sureté, firent une nouvelle décharge dans le tas. Quelques Dinantais échappèrent a cette doublé fusillade. Ils firent le mort pendant plus de deux heures, restant immobiles sous les cadavres et, la nuit venue, réussirent a se sauver dans la montagne. II resta sur place 84 victimes qui furent enterrées dans un jardin voisin.

La journée du 23 aoüt fut ensanglantée par bien d'autres massacres.

Les soldats découvrirent dans les caves d'une brasserie des habitants du faubourg Saint-Pierre et ils les y fusillèrent.

Depuis la veille, une foule d'ouvriers de la soierie Himmer s'étaient réfugiés avec leurs femmes et leurs enfants dans les caves de la fabrique. Ils y avaient été rejoints par des voisins et par différents membres de la familie de leur patron. Vers 6 heures du soir, ces infortunés se décidèrent a sortir de leur refuge et se formèrent en un cortège tremblant précédé dun drapeau blanc.

Ils furent immédiatement saisis et brutalisés par les soldats. Tous les hommes furent fusillés sur place et avec eux M. Himmer, consul de la République Argentine.

Presque tous les hommes du faubourg de Leffe sont exécutés en masse. Dans une autre partie de la ville, douze civils sont massacrés dans une cave. Rue Enile, un paralytique est fusillé dans son fauteuil. Rue d Enfer, un soldat abat un jeune garfon de quatorze ans.

Au faubourg de Neffe, un massacre ensanglante le viaduc du chemin de fer. Une vieille femme et tous ses enfants sont tués dans une cave. Un vieillard de soixante-cinq ans, sa femme, son fils et sa fille, sont fusillés contre un mur. D'autres habitants de Neiïfe sont conduits en barque jusqu'au Rocher Bayard et y sont fusillés. Parmi eux se trouvent une femme de quatre-vingt-trois ans et son mari.

Un certain nombre d'hommes et de femmes avaient été enfermés dans la cour de la prison. Vers 6 heures du soir, une miirailleuse allemande, placée sur la montagne, ouvrit le feu sur eux. Une vieille femme et trois autres personnes furent abattues.

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