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Le plan prémédité, les préparatifs de défense, ce sont des contes dont nous avons fait justice. Ils sont insuffisants d'ailleurs pour expliquer comment, a point nommé, en pleine nuit, la population se trouve debout, les armes a la main, prête a la résistance. Alors on déclare évident qu'a Dinant on avait eu connaissance de la reconnaissance allemande.

Allégation sans preuve, imaginée de toutes pièces a Berlin. Aucun témoignage allemand n'y fait allusion, même a titre purement hypothétique. Affirmation démentie par le bon sens. On n'imagine pas 1'Etat-Major allemand faisant part de ses projets a tout venant ou en gardant si mal le secret qu'ils puissent être connus aussitöt que congus. La reconnaissance s'est effectuée en pleine nuit ; la mise en route d'un bataillon d'infanterie et d'une compagnie de pionniers ne nécessite pas un braniebas tel que tout le monde s'en apergoive et devine du même coup les intentions du commandement quant a 1'objectif de 1'expédition qui se prépare.

En voila assez sur la première catégorie de témoignages. Ils sont manifestement tendancieux et exagérés. L'attaque des troupes allemandes par la population n'a pu avoir le caractère de généralité qu'ils lui prêtent.

Reste 1'éventualité de coups de feu épars tirés par des francstireurs isolés. Elle ne peut trouver sa justification que dans des témoignages précis, directs, de soldats affirmant avoir vu des francs-tireurs.

Des témoins se sont présentés qui déposent en ce sens.

II y en a quatre sans plus, le lieutenant Brink déclarant for-

mellement qu'il n'a vu aucun civil faire feu.

1° Rejetons en premier lieu le témoignage du soldat Lange (Anl. 60).

II aurait vu une femme, éclairée par un réverbère, faire feu sur les troupes allemandes.

II n'y avait pas. de réverbère allumé. Le rapport de la compagnie de pionniers (Anl. 3) le signale. Soit dit en passant, 1'éclairage n'avait pas, comme on le prétend dans ce rapport, été détruit a 1'approche de la reconnaissance. Depuis plusieurs jours, par mesure de précaution, on avait vidé les cloches du gazomètre.

2° Dans une maison oü il pénètre, Vorwieger (Anl. 61) voit une femme de 30 ans le revolver a la main, prête a faire feu.

Malgré 1'émotion du combat et 1'obscurité qui régnait, eet homme se rend compte de l age de cette femme et le note. Etonnant

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