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ginaire, inlerfompl, frendant sa dure'e, la luttè contre les francs-tireurs et fait reprendre celle-ci vers huit heures du soir. II omet de dire ce que devinrent les troupes pendant ce bombardement. Quatre mois après, en faisant sa déposition, le comte Kielmannsegg ne tient nul compte de la nécessité d'y introduire, pour rester d'accord avec le rapport de son régiment, 1'excuse inventée afin de justifier 1'incendie de la ville. II maintient impertubablement ses troupes sous les obus allemands et les fait lutter sans arrêt contre la population de 8 heures du matin a 8 heures du soir.

Uniquement préoccupés de n'oublier, dans leur aper^u général, aucune des accusations portées contre la population et d en présenter un aspect saisissant, les rédacteurs du Livre Blanc publient, sans critique ni discernement calomnies, invraisenblances, absurdités et contradictions ! Le parti-pris les aveugle.

Le rapport que nous analysons dit : Une partie de la population et probablement aussi des soldats beiges qui avaient etidossé des vêtements civils se défendirent opiniatrement. Accusation tendancieuse dont on n'essaye pas de faire la preuve, que 1'on n'appuie d'aucun indice. Pour être précédée du mot "probablement „ la calomnie ne perd ni son nom ni son caractère ;

elle se doublé d'hypocrisie.

Relevons encore ce passage : " Les civils que 1 on avait enfermés a la prison en furent extraits. Vieillards, femmes et enfants furent libérés. Les hommes furent conduits prisonniers a Marche. „ La vérité est autre. Les veillards, les femmes et les enfants, contraints de traverser une partie de la ville en Hammes, sous la menace et la violence des baïonnettes allemandes, furent traïnés a Anseremme et parqués dans des maisons et des vergers. Ils furent, a de rares exceptions prés, retenus pendant trois jours. C'était le temps nécessaire aux honnêtes troupes saxonnes pour effectuer le pillage des maisons non incendiées. Le rapport du régiment de grenadiers n° 100 est donc mensonger quand il affirme que cette population fut remise en liberté le 23 Aoüt,

date de la rédaction du rapport.

En ce qui concerne les hommes, complétons le récit allemand. Marche ne fut pas le terme de leur voyage. II s'acheva seulement a la prison cellulaire de Cassel oü ces hommes, au nombre de 416, furent détenus pendant trois mois. (1) C'est un Etat-

(1) Nous étions a 417 au départ de Marche. Pendant le trajet en Allemagne, un appelé Lenel ayant essayé de s'évader fut tué par un de nos gardes. Le cadavre fut jeté sur un talus de la voie ferrée.

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