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Le sous lieutenant Brink dont nous avons parlé déja a propos de la nuit du 21 au 22 aoüt et du bombardement de Dinant va nous occuper a nouveau.

Voici ce qu'il raconte de la journée du 23 Aoüt.

Anlage 5 (Suite)

Le 23 Aoüt, j'ai pénétré dans Dinant avec une partie de la lre compagnie des pionniers de campagne, et je rencontrai le détachement du comte Kielmannsegg. On tira violemment sur nous des maisons, entre autres aussi au bord de la Meuse et ce pas uniquement de la rive opposée. Les tireurs étaient des civils suns insignes militaires. Moi-même, j'ai vu plusieurs civils les armes a la main. Même une femme tira sur nous du haut d un escalier, quand nous pénétrames dans la maison. Elle fut immédiatement fusillée par nous. J'ai vu aussi les grenadiers fusiller quatre civils et une femme parcequ'ils sortaient, armes, d une maison d'oü 1'on avait tiré sur nous. J'ai, en outre, ete temoin de 1'exécution, faite sur 1'ordre du comte Kielmannsegg, d une grande quantité d'habitants coupables ; femmes et enfants avaient été écartés auparavant. J'ai vu comment, au moment ou on executa la salve, un des hommes tira un revolver de sa poche et fit feu sur les soldats. J'étais étonné qu'on ne lui eüt pas enleve son arme. En tous cas eet homme n'avait été amené qu au dernier moment avant 1'exécution.

Pour autant que j'aie pu le constater, nos hommes ne se sont en rien conduits cruellement vis-a-vis de la population. Au contraire. C'est ansi qu'ils avaient transporté sur des matelas, hors des maisons desquelles on faisait sortir tous les habitants, quatre femmes qui, a cause d'un accouchement récent, ne pouvaient pas marcher, et les avaient déposées dans la rue a un endroit oü elles n'avaient rien a craindre du feu, prés de nos blesses.

Le soir, vers 7 heures, je me mis en marche avec mon detachement vers " les Rivages Au cours de la route, pres des dernières maisons de Dinant, on tira de nouveau vivement sur nous des maisons. Le temps nous faisait défaut pour nettoyer les maisons, car nous avions 1'ordre strict d'évacuer .mmediatement Dinant a cause du bombardement imminent de la ville.

Quand nous eümes atteint " les Rivages „ on était occupé a v construire le pont. Nous restames encore deux jours a eet endroit Après 1'achèvement du pont nous remarquames a plusieurs reprises, le 24 AoÜt, que nos colonnes, qui avaient passé le pont et marchaient en aval sur la rive Ouest, etaient, de nant, attaquée a coup de fusils.

Nous savons par son récit relatif au bombardement de la ville que le sous-lieutenant Brink n'est pas un témoin sérieux. II est donc permis de négliger entièrement ses affirmations.

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